La bourse de casablanca en quête de côtes à Oujda


     1


correspondant

Outre le recrutement d’entreprise à la côte, l’escale de la caravane de la bourse de Casablanca, initiative à but pédagogique, s’assigne comme objectif essentiel de changer les comportements et d’enclencher des réflexes favorables à l’entrée des entreprises en bourse dans une région qui se positionne en véritable pôle économique.

Pour dissiper doute, craintes et réticences pressentis chez les opérateurs économiques locaux, Karim Hajji, Directeur Général de la bourse, usant d’un langage simple, usuel et compréhensible, a énuméré les différents avantages de l’introduction en bourse dont peuvent bénéficier les entreprises pour accroître leur capital et développer leurs affaires. Au fait, K. Hajji a explicité les apports en terme de financement, de notoriété et transparence, d’excellence et d’équité et de préciser que l’entrée en bourse résoud facilement la question de transmission. Par la même occasion, il a informé la cinquantaine d’opérateurs et les institutionnels  présents sur les différents critères d’éligibilité à la cotation en bourse.

De leur côté, Ali Belhaj, président du Conseil  de la région de l’oriental, Mohammed Mbarki, DG de L’Agence De développement de l’Oriental, Driss Houat, président de la CCIS Oujda, Abdelkarim Mahdi, directeur du FIRO ET Driss Moulay Rachid, directeur du CRI ont rappelé les contenus du discours fondateurs du souverain du 18 mars 2003 et les grands projets structurantsréalisés ou en cours de réalisation qui permettent à la région une connexion à son environnement national et international aux meilleures normes de vitesse, de fréquence et de compétitivité. Ils ont aussi mis en exergue l’émergence d’importants moteurs de croissance, acquis de la déclinaison des plans AZUR 2010, Emergence, Maroc Vert, Rawaj…. En plans  stratégiques de développement régional des secteurs du tourisme, de l’industrie, d’agriculture et d’agroalimentaire, du commerce…..

Nonobstant cette nouvelle dynamique économique que connaît l’oriental qui jouit d’une infinie sollicitude de SM LE Roi qui la visité pour la 21 ième fois depuis son intronisation, le tissu économique local qui manque de culture boursière, est, malencontreusement, méfiant, réticent au développement de l’investissement, sans visibilité : un tissu économique qui opère en majorité dans l’informel et qui n’a pas l’habitude d’avoir des partenaires dans le capital comme l’a souligné Abdelkarim Mahdi, directeur général de la société FIROGEST, chargée de la gestion du FIRO en présentant comme témoignage, lors de son intervention, les pactes signés avec 2 entreprises

En somme, même si ce road show a enclenché des débats et des discussions favorables à l’introduction en bourse, l’instauration d’une culture boursière nécessite l’intensification de rencontres similaires. La mission n’est pas de tout repos mais possible.

 

Par Mohammed Zerhoudi – oujdacity.net



 

A lire également