CRISE ECONOMIQUE QUELLE CONSEQUENCE SUR LES IMMIGRES DANS LES PAYS DE L’OCDE ?


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Anonyme

Le CNMF organise le 31 mai 2010 un colloque international sur la question de la crise économique et sa conséquence sur les immigrés dans certains pays de l’OCDE.

En effet, le ralentissement de l’activité économique mondiale observé depuis 2008 a conduit à une crise de l’emploi. On observe déjà de nombreux signes d’un recul des migrations de travail dans pratiquement tous les pays de l’OCDE.

Le rapport de l’OCDE de 2009 montre que les immigrés sont parmi les plus affectés par la détérioration du marché du travail, car ils ont tendance à être concentrés dans les secteurs les plus sensibles aux fluctuations conjoncturelles, et parce qu’ils ont, en moyenne, des contrats de travail moins protecteurs.

Durement touchés par la crise économique, de plus en plus d’immigrés doivent diminuer le montant des fonds qu’ils envoient dans leur pays d’origine et doivent se serrer la ceinture pour continuer à assurer un financement souvent vital pour leurs proches.

Les dernières prévisions de la Banque mondiale, publiées mi-juillet 2009, tablent sur une chute d’environ  10 % des envois de fonds des 200 millions d’immigrés sur le plan mondial.

La Banque mondiale souligne le danger de paupérisation de nombreux pays en développement, pour lesquels ces fonds, qui atteignent parfois plus de 20 % du PIB, jouent un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté, soutiennent la consommation des ménages et constituent un des leviers de la micro-finance locale.

Alors que les envois de fonds contribuent à réduire la pauvreté ainsi qu’à financer les dépenses des ménages en matière d’éducation, de santé… dans les pays en développement, lesquelles revêtent une importance capitale pour la croissance future de ces derniers.

Le durcissement des lois sur l’immigration dans les pays riches, avec la hausse du chômage devrait avoir pour conséquence de suspendre les projets d’émigration et d’encourager ou d’accélérer le retour de certaines catégories d’immigrés dans leur pays d’origine. Cependant, il est peu probable que la crise supprime totalement les motivations des candidats à l’émigration !

Alors que la Commission Européenne estime qu’il faudrait assouplir sa politique d’immigration par nécessité de repeupler certains pays européens. En effet, l’Europe aurait l’intention d’ouvrir les frontières à 20 millions de travailleurs asiatiques et africains pendant les deux prochaines décennies !

Enfin, l’OCDE estime que lorsque la reprise économique interviendra, les défis de long terme posés par le vieillissement des populations ressurgiront. De nombreux pays reconnaissent que la migration peut jouer un rôle dans l’atténuation des pénuries de main-d’œuvre.

Ce colloque comprendra trois partie chacune portant sur les hèmes suivants :

1. La crise économique actuelle et son impact probable sur les migrations internationales :

– Comment les flux et les politiques migratoires ont été affectés par la crise économique ?

– A quels impacts doit-on s’attendre à moyen et long terme ?

2. La gestion des mouvements migratoires :

Comment les politiques migratoires peuvent-elles répondre aux besoins de main-d’oeuvre, qui ne sont pas satisfaits par les travailleurs nationaux, et orienter la migration irrégulière vers des canaux légaux ?

3. L’intégration des immigrés :

Comment concevoir les politiques d’intégration afin d’utiliser au mieux les compétences des immigrés et garantir une intégration durable sur le marché du travail des immigrés ?

Avec la participation éventuelle des partenaires suivants :

– Bureau International de Travail (BIT)

– Comité des Nations Unies sur les Droits des Travailleurs Migrants

– Une personnalité Française

– ACSE (Agence Nationale de Cohésion Sociale et pour l’Egalité de Chance)

– Syndicats & Associations  de certains pays de l’OCDE : France, Espagne, Italie …

– Banques

Lieu : Centre de séjour international FIAP : 30, rue Cabanis 75014 Paris

Date : Lundi 31 Mai 2010



 

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