La locomotive « Maroc numérique 2013 » doit penser à embarquer les jeunes entrepreneurs Marocains


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Alaa-eddine

Maroc numeric 1013

Depuis 2005, le Maroc met l’accent sur les nouvelles technologies avec le plan Emergence, puis Maroc Numérique.
Ceux qui observent le marché Marocain des technologies de l’information ont certainement remarqué l’affluence des SSII européennes et des centres d’appels au Maroc.

 

Pour les centres d’appels, le Maroc a su suivre les normes européennes en termes de sécurisation des télécommunications (redondance de fibres optique) et en qualité de matériel et des profils tout en restant très concurrentiel sur les couts d’exploitation et les salaires.
Du coté des SSII, le Maroc représente une plateforme Offshore pour des projets européens en général.

Je n’apporte rien de nouveau dans ce que je viens de dire, seulement voilà, comme tout observateur de ce développement des NTIC au Maroc, je ressens comme un vide quelque part, une pièce manquante, et qui risque de couter chère au pays.

En effet, le marché des centres d’appels et de l’Offshore est très volatile, une société qui s’est implanté au Maroc pour des raisons d’économie n’aura pas de mal à délocaliser de nouveau si elle trouve moins chère ailleurs…
Dans la grande majorité des implantations dans les secteurs des NTIC, le Maroc n’apporte aucune valeur ajoutée, de ce fait, il devient facilement remplaçable.

Pourquoi une telle situation ?
Tout simplement par ce que les meilleurs profils sont toujours attirés vers les entreprises européennes, ils ne trouvent pas le challenge et l’épanouissement qu’ils cherchent au Maroc.
Du coup, les profils qui restent au Maroc ne sont pas cher certes, mais moins créatifs. Et pour les bons profils qui restent au pays, ils sont tellement démotivés pour la plupart qu’ils n’ont plus l’envie de se donner à fond… normal quant on travail uniquement sur de l’Offshore, pour des bout de projets dont on ne connait ni le client, ni le contexte ni l’aboutissement.

Il faut que les décideurs et hommes politiques réagissent, en encourageant le développement des entreprises et startup Marocaines, avec des évaluations et des récompenses réelles pour les plus créatives d’entre elles.

Il faut aussi attirer les profils qui partent à l’étranger, en leur offrant les possibilités de repousser leurs limites dans leur pays.

C’est une fausse idée que de croire que ces profils là partent pour l’argent ; au Maroc on vie mieux avec moins, seulement quand on aime les nouvelles technologies on a besoins de trouver les infrastructures, les moyens, l’encouragement et la reconnaissance pour créer des produits qui apportent de la valeur ajoutée.
Je ne dis pas qu’il faut négliger les entreprises Offshore, mais au moins proposer des aides réelles pour que les jeunes entrepreneurs marocains puissent concurrencer les géants européens, et dieu sait qu’ils en sont capables !



 

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  • Bonjour Alaa-eddine,
    Je suis tout à fait d’accord avec toi.
    à mon avis les SSII européennes au maroc sont une bonne école pour les débutants.
    les ingénieurs au maroc sont de plus en plus dévalorisés par ces SSII, pas de céativité, la plupart des conceptions et architectures des projets sont réalisés par le frontoffice. et le backoffice n’est là que pour produire le code sans besoin de comprendre le fonctionnel.
    il est temps de se lancer dans des créations des startup et montrer les compétences et la créativité des ingénieurs marocains, mais bien sur il faut le support de l’état.